Par Les Visiteurs du Cœur 6 min de lecture
À une personne hospitalisée, parlez de tout sauf de sa maladie, à moins qu'elle n'en parle elle-même : sa famille, ses passions, un souvenir, l'actualité, un projet pour la sortie. Posez des questions ouvertes, écoutez plus que vous ne parlez, et n'ayez pas peur du silence. L'important n'est pas ce que vous dites, c'est que vous soyez là.
15 sujets qui font du bien
- Les nouvelles de la famille, des amis, du quartier.
- Un souvenir commun, ou un souvenir que la personne aime raconter.
- Ce qu'elle a envie de faire en sortant.
- Ses passions : jardin, cuisine, sport, musique, bricolage.
- Un livre, un film, une série, une émission.
- L'actualité légère : météo, sport, culture, pas forcément la politique.
- Les photos de votre téléphone : un petit-enfant, un chien, un paysage.
- La musique qu'elle aime, à écouter ensemble si le service le permet.
- Un jeu simple : cartes, mots croisés, quiz.
- Ce qui se passe dans le service : le personnel sympa, le voisin de chambre, le menu du jour.
- Un dessin d'enfant à commenter ensemble.
- Une recette à retrouver, un conseil à demander : les gens aiment être utiles, même alités.
- Un lieu : son village, son pays, un voyage.
- Un métier, le sien ou le vôtre.
- Rien de particulier : être là, regarder par la fenêtre, se taire ensemble.
Ce qu'il vaut mieux éviter
- Les questions sur le diagnostic, les résultats, le pronostic.
- Les comparaisons : « mon oncle a eu la même chose et… ».
- Les conseils médicaux et les remèdes miracles.
- Les plaintes sur l'hôpital ou les soignants devant le patient.
- Les promesses que vous ne pourrez pas tenir.
- Parler de vous pendant toute la visite.
Comment commencer la conversation
Une question ouverte et modeste suffit : « Comment s'est passée la journée ? », « Vous avez eu du monde ? », « Qu'est-ce que vous regardiez ? » Puis laissez venir. Si la personne a envie de parler, elle parlera ; si elle est fatiguée, elle le dira ou vous le verrez. Dans ce cas, une visite courte vaut mieux qu'une visite forcée.
Le silence n'est pas un échec
Beaucoup de visiteurs redoutent le silence et le remplissent de mots. Pourtant, rester assis à côté de quelqu'un sans rien dire est l'une des formes les plus fortes de présence. Cela dit : « Je n'ai pas besoin que vous me distrayiez. Je suis là pour vous. »
Si la personne parle de sa maladie
Écoutez. Ne minimisez pas, ne dramatisez pas, ne donnez pas d'avis. Reformulez ce qu'elle ressent (« c'est long », « ça fait peur ») plutôt que ce qu'elle a (« c'est grave »). Et si elle exprime un besoin, une douleur, une inquiétude pratique, proposez d'en parler à l'équipe soignante.
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